Une fois encore le conseil général va devoir délibérer dans la précipitation. Le groupe socialiste a déposé sur la table du bureau, 5 minutes avant la séance plénière, deux résolutions:

  • une résolution sur la continuation du soutient financier au festival des Musiques des Montagnes du Monde;
  • une résolution demandant que non seulement les chefs de groupes (art. 22 du règlement du conseil général), mais l'ensemble du conseil général vote les entrées en matière.

L'article 33 du règlement du conseil général permet cette façon de faire:

  1. Chaque membre du Conseil général peut déposer une résolution visant à ce que le Conseil général exprime son opinion sur des événements importants.
  2. Une proposition susceptible d’être l’objet d’une motion ou d’un postulat ne peut être soumise au vote sous la forme d’une résolution.
  3. La proposition de résolution doit être déposée sur le bureau du président du Conseil général avant l’ouverture de la séance. Le Bureau statue sur la recevabilité de la résolution.
  4. La résolution est soumise au vote.

Une résolution n'est qu'une opinion du conseil général sur des événements importants, cela ne reste que de belles paroles, rien de plus. On ne gouverne pas avec de belles paroles mais avec des actes, avec des décisions concrètes.

Je pense personnellement que ces deux résolutions ne sont pas recevables, car sur le plan communale elles peuvent faire l'objet de décisions concrètes par l'intermédiaire de motions ou postulats.

Dans le cas qui nous intéresse, le groupe socialiste espère certainement plus que de simples paroles.

Il serait donc plus opportun de déposer une motion demandant un règlement communal sur le subventionnement des sociétés et activités culturelles.

Un autre moyen concret pourrait être de demander la création d'un règlement d'organisation de la commune qui permettrait de voter un budget non plus in globo, mais avec des amendements, par exemple une subvention de x francs pour tel activité culturelle.

Le conseil général pourrait alors délibérer, non pas dans la précipitation, mais en toute sérénité. Il pourrait prendre des décisions non plus au coup par coup, selon « l'opportunité » comme cela est majoritairement le cas dans cette commune, mais avec une vision dans le long terme.

Dans les 2 cas je suis prêt à les soutenir dans leurs démarches, mais pas aujourd'hui, dans la précipitation.