Quelques réflexions sur l' étude:  Le tourisme en Valais, Étude sur la valeur ajoutée, par Heinz Rütter , Rütter + Partner, 2001.

Ce que je retiens aujourd'hui avant tout de cette étude :

  • Il faut favoriser la création de chemins pédestres, avant l'offre des remontées mécaniques ou d'autres offres sportives;
  • L'importance d'un environnement intact;
  • le touriste hébergé en hôtel est bien plus intéressant que l'hôte en chalets ou appartements de vacances;
  • une part seulement du chiffre d'affaires des prestataires touristiques est effectivement à mettre au compte du tourisme.

Cette étude est une étude où chacun peut trouver des chiffres, des commentaires qui vont dans son sens, car elle est très complète et elle ne permet pas de donner des chiffres simples pour qualifier le domaine touristique dans l'économie de notre région.

Un résumé subjectif :

  • étude commandée par le département des finances et de l'économie du canton du Valais
  • but : déterminer l'importance économique du tourisme en Valais et le mettre en évidence
  • étude par région : haut-Valais, Valais central, bas-Valais
  • 110'000 personnes active pour un PIB de 12 milliards de CHF en Valais
  • des activités économiquement très étroitement liées au tourisme ont été regroupées sous le terme de prestataires touristiques, comme les entreprises du secteur de l'hébergement, de la restauration, de l'immobilier, des chemins de fer, des remontées mécaniques, du transport routier des voyageurs, des autres transports des voyageurs, des agences de voyages, des offices du tourisme, et des activités récréatives, culturelles et sportives.
  • Personnes actives pour des prestataires touristiques : 19% en Valais, 14% dans le Valais central, 10% en Suisse
  • part des prestataires touristiques au PIB : 12.6% en Valais, 9.9% dans le Valais central, 5.4% en Suisse
  • « Il faut tout de même remarquer qu'une part seulement du chiffre d'affaires des prestataires touristiques est effectivement à mettre au compte du tourisme (par exemple les dépenses des indigènes dans les restaurants ne sont pas des dépenses touristiques).»
  • « par ailleurs, d'autres activités économiques contribuent directement (par exemple le commerce de détail) ou indirectement (par exemple le commerce de gros, la construction, etc.) à la valeur ajoutée du tourisme et doivent de ce fait y être inclues.
  • En Valais : 25.5 millions de fréquences d'hôtes (nombre de jours de présence), réparti en 16.7 millions d'hôtes hébergés (66%) et 8.8 millions d'excursionnistes (34%)
  • La part des nuitées d'hôtes dans leur propre chalet ou appartement ou chez des parents représente en moyenne cantonal 17% des fréquences. (4.4 millions de nuitées, malheureusement non recensées)
  • dépense moyenne :
    • 110 CHF des hôtes hébergés,
    • 70.00 CHF des excursionnistes,
    • 200.00 CHF des clients d'hôtel,
    • 100.00 CHF des hôtes hébergé dans des chalets et appartements,
    • 70.00 CHF des hôtes hébergés chez des parents.
  • en Valais, le nombre des chalets et appartements de vacances a été estimé à 59'000 unités pour 1999, soit 33% du parc des logements du canton, 43% dans le Valais central.
  • 430 nouveaux chalets ou appartements de vacances chaque année, ce qui génère chaque année une demande touristique supplémentaire de 127 millions CHF
  • les investissements induits par le tourisme produisent des chiffres d'affaires avant tout pour les architectes (25%), le secteur de la construction (19%) et de l'installation et la finition d'immeubles (28%) et dans l'industrie du bois (menuiserie de bâtiments, aménagements d'intérieur 27%).
  • la plaine profite des zones de montagne
  • en 2000, en Valais 5.54 milliard de CHF de chiffre d'affaires touristique total, soit 25.4% du PIB
  • 1 franc dépensé directement par les hôtes entraîne des effets indirects dans d'autres activités économiques équivalant à 69 centimes
  • 27.3% des emplois dans l'ensemble du tourisme dans le canton
  • c'est dans le haut-Valais que le tourisme a la plus grande importance
  • les hôtes attachent une grande importance à un environnement intact (beauté du paysage, qualité de l'air, etc.) ainsi qu'à l'amabilité du personnel des restaurants et des hôtels.
  • « il est étonnant de constater que les hôtes interrogés ont jugé « nettement moins importante » une offre culturelle diversifiée. » « dans l'évaluation de la qualité, viennent en tête les critères air, paysage et réseau de chemins pédestre. Suivent l'offre des remontées mécaniques, le réseau routier ainsi que les écoles de ski et les offres sportives. »

Une étude ciblée sur la commune d'Ayent a également été faite. Malheureusement je ne la connais pas pour l'instant.