Selon le PV de la séance du conseil général du 11.10.2018: Marco Aymon, président de la commune, précise "Ce risque de mise à l’enquête serait donc assuré pour moitié par la Commune et Hica SA" et un peu plus loin "La CoGest rappelle que les engagements financiers communaux dans ce projet se tiennent aux points suivants : payer le coût de la mise à l’enquête si le projet n’aboutissait pas et acheter les terrains aux meilleurs prix à la société Hica Sa."

Et comme la commission de gestion n'a pu baser son rapport (que je n'ai pas vu) que "sans autres informations que celles présentées lors de la séance de présentation du 10 septembre"  il y a donc contradiction :

A quoi serviront exactement les 4'500'000 CHF ?

 

Les parcelles du Go sur lesquelles sera construite la future résidence touristique ne me sont pas connues  (la commune ne donne aucune information à la population à ce sujet).

Seul indice afin de circonscrire le périmètre de la part du président de la commune dans le PV de la séance du conseil général du 11.10.2018 : La société Hica SA.

 

Selon le cadastre d'Ayent, la société Hica SA est propriétaire depuis le 11.8.2011 des parcelles no: 1906, 1907, 1908, 1909 et 16.

Le conseil général fera bien de contrôler l'état des charges, peut-être des hypothèques bancaires, (de la Banques cantonale du Valais ? ou de la Raiffeisen ?), afin de savoir si certains conseillers communaux ne doivent pas se récuser.

Le registre du commerce donne certaines informations sur la société Hica SA:

  • date d'inscription 17.01.1991,
  • but: toutes opérations mobilières et immobilières, commerciales et financières,
  • administrateur unique:  Luc Bétrisey, Ayent.

Société anonyme par définition, on ne connaît pas les propriétaires sauf le fiduciaire, ancien conseiller communal de 2001 à 2009.

 

Une certitude : Marco Aymon, actuel président de la commune, y a été membre du conseil d'administration à sa création.

 

 

Voilà de quoi surprendre quand le même Marco Aymon s'exprime devant le conseil général au sujet de la future résidence touristique.

N'aurait-il pas dû se récuser ? (art.90, loi sur les communes)

 

Le meilleur prix des terrains sera-t-il celui de Marco Aymon, président de commune, qui achète un terrain à construire pour des résidences principales ou résidences touristiques (depuis la lex Weber, votée le 11 mars 2012) ou celui de Marco Aymon, ancien administrateur de société vendeuse, qui il y a encore quelques mois voulait y construire des résidences secondaires.

 

Sources:


 

 

Le conseil communal a depuis 2010 trouvé la combine afin d'embellir les comptes, bilan et indicateurs financiers de la commune. Elle favorise les engagements conditionnels, sans prendre en compte leur degré de risques. (Vivement des comptes consolidés et des rapports de gestion des risques pour les entités publiques!)

Sur les 16.872 millions d'engagements conditionnels à fin 2017, 15.633 millions (93 %) concernent le secteur des infrastructures touristiques (TéléAnzère et Spa-Wellness), principalement des cautionnements de la commune pour des prêts à taux 0 % (crédits LIM et NPR) et des crédits bancaires de la Banque cantonale du Valais  et de la Raiffeisen.

Il s'agit d'engagements très risqués comme le prouvent  les chiffres suivants : 

  • comptes 2017 de la commune pour le Spa Wellness
    •  580'000 CHF (rubrique no 839.364.00 de subventions),
    •  300'000 CHF (no 900.319.11, de provision perte sur prêt) et 
    • 2'40'700 CHF (no 15.155.04 ) de créance postposée (je ne sais pas ce que cela signifie exactement?);
  • comptes 2016 de la commune pour TéléAnzère
    • 1'500'000 CHF (no 942.525.05 augmentation du capital social), 
    •   570'000 CHF  (no 24.240.01 abandon de créances sur débiteur) et
    •   351'209 CHF (divers no de rubriques corresppondants aux frais ISLA);
  • et malgré un hiver 2017/2018 enneigé,  de beaux week-ends et le succès du Magic Pass, des pertes de 905'000 CHF (il faudra qu'on m'explique comment cela est-il possible?).

Le plan financier 2019/2022 ne tient malheureusement pas compte de l'évolution des engagements conditionnels. Une stratégie à moyen terme du conseil communal sur le tourisme  permettrait d'en dessiner l'évolution (diminution par amortissement connu et annuel des prêts LIM et PNR (durée normale 20 ans) et augmentation lors du ou des prochains cautionnements pour le/les nouveaux télésièges, des Luy par exemple).

 

D'après le contre-argumentaire du conseil communal au référendum : "depuis l’existence de la station d’Anzère, jamais la Commune n’a été appelée à honorer les cautionnements signés en faveur du tourisme." C'est vrai car à intervalle régulier et au coup par coup la commune bouche les trous.

 

Sources:


 

 

Excellente analyse du tourisme valaisan dans le journal Le Temps, et qui s'applique totalement à notre région.


 

Gondo, Simplon, Brig, Ayent (aujourd'hui  : Castel Provins)


 

 

 


 



 


 


 


  • Via, le magazine sur la mobilité des CFF, du mois de septembre


 


 


 Notre région touristique et ses points d'intérêt vus de l'extérieur de la commune !?